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Le Roi de Palma - La vie selon de Bruno

Le roi de Palma ressemble à une vieille star de cinéma, une cigarette au coin de la bouche, le dos penché un peu en avant. Avec son ami Flocky, un petit chien blanc, il se promène dans le vieux Palma, « son » Palma à lui.

Il a 64 ans, et quand il s’arrête, son corps commence à se balancer comme un métronome. Lorsqu’il est content, il se frotte les mains. Ses cheveux noirs sont courts et parfaitement coiffés avec une raie bien dessinée ; ses yeux bleus regardent curieusement, gentiment, mais d’une façon perçante :

«Je suis Monsieur Bruno Regnault de Maulmin, et je suis peut-être le roi de Palma. Mais je ne sais pas si tout le monde le sait. Je pense que je suis le roi de Palma, pas comme le roi d'Espagne... parce que je prends des petites choses, je me promène avec mon chien et je me tiens comme il faut. »

Bruno est d’origine française et il se ballade chaque jour dans son « royaume », le coeur de Palma de Majorque. Le quartier a le charme d’une petite ville italienne: de hauts murs d’une couleur sable longent un dédale de petites ruelles. De modestes maisons aux petites portes s’alignent avec les palais de la noblesse et les cloîtres religieux. Voilà son monde extérieur.

Son monde intérieur est celui d’un garçon, qui perçoit la vie à sa façon car il est schizophrène. Ce qui compte pour lui, ce sont les petites choses et les rencontres de la vie quotidienne: quand Dieu lui parle, quand il est perdu parce que son chien Flocky ne veut pas être tenu en laisse, quand il s’étonne que la police ne l’ait pas arrêté lors de sa promenade, quand il se fait déguiser ou quand il a oublié un sachet de mayonnaise et que celui-ci s’est répandu dans sa poche.

Il y a seize ans, Bruno vivait tout seul à Paris. Comme il n’arrivait plus à gérer sa vie et qu’il avait des problèmes pour administrer son argent, sa famille franco-espagnole a décidé de l’accueillir. Il s’agissait d’éviter de l’interner dans un centre spécialisé.
Il adore sa famille, au sein de laquelle il se sent protégé, reçoit de l’affection et mène une existence tout à fait paisible. C’est un être vital et profondément optimiste. Très souvent il découvre de nouveau la vie, dans toutes ses manifestations. Il déteste la méchanceté, la violence, l’injustice, l’immoralité. C’est un parfait citoyen. Mais dû à sa maladie, il a des sautes d’humeur et il est bien capable de se mettre en colère.

Le film accompagne la vie de Bruno et plonge de plus en plus dans son passé. Un jour tout chavire quand son meilleur ami Flocky disparaît à jamais.